¡Viva la dictadura

Ratsiraka et son boky mena, qualifié de dictateur.
Ravalomanana et son entreprise, qualifié de dictateur.
Rajoelina et ses enfantillages, qualifié de dictateur.

Pourtant tous se sont efforcés à paraître démocrate et légitime. Agissant en tant qu’homme de liberté dans la lumière, et jouant avec les codes de l’autoritarisme dans l’ombre. Sans doute est-ce là que le bas blesse : Faire semblant d’être ce que l’on ne peut être.

Madagascar est-elle vraiment prête pour une démocratie ? 

Question d’histoire : Par les siècles passés, les malgaches n’étaient que multiples tribus ici et là. Autant de rois, de princes et autres seigneurs ! Le « Royaume de Madagascar », unifiant un peu tout ce beau monde, ne survint que vers le XIXème siècle. En gros, nous avons eu des rois et des reines DE Madagascar pour un siècle à peine. Juste après, ce fut le colonialisme français jusqu’en 1960 et l’indépendance. 50 ans de « démocratie » plus tard, nous en sommes déjà à la IVème République.

Constat #1 : En tant que nation, Madagascar n’est vieille que d’un peu plus de deux siècles. 

Si le monde était un grand village, Madagascar serait encore un enfant. Je parle ici de l’identité nationale, qui, n’existait pas de manière unifiée avant le XIXème.

Un enfant…

Oh Madagascar, petit enfant du monde. Tu as voulu t’émanciper et te gouverner tout seul. Oh toi peuple, tu veux prôner le fait que tu peux te gérer toi même.

Mais un enfant sait-il vraiment ce qui est bon pour lui ? Noyé dans ses désirs, incapable d’agir avec sagesse, et soumis à ses pulsions, ses passions, ses envies. Un enfant capricieux, qui veut tout, tout de suite. Un enfant prince qui pense savoir mieux que les autres ce qu’il lui faut. Un enfant qui ne connait pas l’ampleur de sa responsabilité. Oh malgache, quand tu seras grand, tu comprendras…

Vous même qui êtes parents, laissez-vous vos enfants faire ce qu’ils veulent ? Si vous étiez un parent, et que Madagascar était votre enfant, le laisseriez-vous faire ce qu’il veut sachant que ce qu’il veut n’est pas le mieux ?

Constat #2 : Un enfant, ça s’éduque fermement.

Faut pas faire des études poussées pour comprendre que le laxisme des parents donne un enfant pourri qui mérite qu’on l’attache au plafond sans dessert.

De le fermeté ! Etre inflexible dans les valeurs que l’on inculque, mais tout en restant juste. Des punitions pour les mauvaises actions, des récompenses pour les bonnes ! 

De la valeur ! Un enfant agit selon ses désirs, sans moral ! Il faut lui inculquer les valeurs de la vie ! Ce que vaux l’effort pour mieux vivre, se battre pour une vie meilleure. Ce que vaux la droiture et la justice, l’honnêteté et la franchise. Ce genre de choses quoi ! J’en passe bien sûr, mais vous avez compris le concept : Un enfant livré trop tôt à lui même entre dans un cercle d’auto-destruction.

Constat #3 : Vous avez rien compris à l’enchaînement logique.

Là vous vous dîtes sans doute « Mais où diable veut-il en venir? ». Bien sûr, je félicite les 2-3 qui sont arrivés à voir le bout dès le début.

Bon, je vous la fait à l’envers :

Enfant = Madagascar = (Monarchie pendant 1 siècle) + (~60 ans de colonialisme) + (50 de « démocratie »)

Constat #4 : Le lièvre a voulu aller trop vite.

Bon, faut pas déconner, on a 200 ans d’histoire en tant que nation, et on veut suivre un système qui a mis plusieurs siècles voire millénaires à se mettre en place dans les pays que l’on adule : La démocratie. 

La démocratie? C’est le pouvoir par le peuple, pour le peuple. C’est à dire que le peuple est amené à choisir ses dirigeants qui établissent et appliquent des projets, des idées pour faire avancer le pays. Ce qui implique donc que : (i) le peuple soit assez sage pour choisir ses dirigeants et (ii) que les dirigeants soient assez sages et intelligents pour tirer le pays vers l’avant.

La sagesse? On a pas encore trouvé comment le faire tomber du ciel ! Il faut de l’expérience, il faut des valeurs, il faut une unité, une compréhension  de la réflexion, du recul, du jugement personnel, de l’analyse, de l’intelligence, du contrôle de soi, etc. Bref, tout ce qu’un adulte accompli (pas celui qui vit encore chez ses parents à 38 ans!) peut se vanter d’avoir !

Revenez au Constat #1 et vous vous rappellerez que j’avais dit que le peuple « malgache » en tant que tel n’est encore qu’un enfant. En gros, ça fait 60 ans qu’on demande à un gamin de se débrouiller pour faire sa vie ! Oh bordel, vous imaginez dire à votre gosse de 13 ans, en pleine puberté et de crise, « fils, tu es grand, débrouille-toi tout seul maintenant ! ». Je donne pas cher du sort de cet enfant d’ici un ou deux (mais c’est vous qui voyez).

MAIS BORDEL, POURQUOI ON LE DEMANDE POUR UN PEUPLE ENFANT? 

Constat #5 : A peuple enfant, dirigeants enfants ! 

Ah ben la démocratie est belle ! Elle demande de choisir parmi le peuple, les représentants du peuple. Vous remettiez en cause ma vision de l’enfant Madagascar ?

1- L’enfant Madagascar a voté (à une époque) pour ses dirigeants, sa classe politique.
2- L’enfant Madagascar (ou une partie) a soutenu les putschistes pour virer l’ancien président en 2009.
3- L’enfant Madagascar voit aujourd’hui les enfants de la politique qu’elle a contribué à mettre en place (faut arrêter de se voiler la face, on sait tous que s’ils sont là aujourd’hui, c’est grâce au peuple).
4- Les enfants de la politique de Madagascar jouent entre eux avec la vie politique et donc l’avenir de Madagascar.

On a traité Andry Nirina Rajoelina et consort de « gamins », etc. Si vous suiviez ma logique, ma foi… Vous avez compris le truc quoi !

Devise : Tsy adidiko izaho samy irery, fa adidiko izaho sy ianao

Drapeau du royaume Merina

Constat #6 : Il manque quelque chose à l’enfant Madagascar.

Pour apprécier la liberté, il faut avoir été longuement soumis. Pour apprécier l’honnêteté, il faut avoir été abusé. Pour apprécier la justice, il faut avoir subit l’injustice. Pour apprécier la démocratie, il faut avoir subit la dictature.

Toutes les grands nations sont passées par une période monarchique, longue… très longue. Bien sûr, quand je parle de « Dictature », je parle de régime autoritaire, incluant toutes formes de monarchies.

Un monarque ou un dictateur ne rend des comptes à personne ! Un bon roi et bon monarque sait ce que le peuple a besoin, sans écouter son avis ! Il s’attelle juste à faire prospérer son royaume (et lui aussi du coup). Il n’a pas besoin de justifier quoi que ce soit ! C’est la main de dieu ! C’est celui qui décide ! Il peut user et abuser si cela sert ses desseins ! Il met en place les pièces de l’échiquier ! Il est l’alpha et l’oméga de la nation ! Il inculque les valeurs de la nation à son peuple. Il est le porteur de l’identité nationale.

Après, faut pas déconner, les dictateurs cruels, c’est pas non plus ce qu’il faut ! Mais un bon « dictateur », c’est celui qui gouverne d’une main de fer, mais qui ne choisit que le meilleur pour son pays ! On en voit souvent dans les contes de fées et les histoires pour enfants. Ces rois et ces reines, adulés de leurs peuples, ferme, mais toujours juste !

« Ce n'est pas seulement mes responsabilités mais nos responsabilités, à toi et à moi »

Armurerie du royaume Merina aka Royaume de Madagascar

Constat #7 : le peuple malgache n’est pas encore prête à la démocratie.

C’est pas un scoop : 50 ans de démocratie, autant de merde et une société pourrie jusqu’à la moelle. On parle même plus de gangrène mais de cancer ! Il faut se rendre à l’évidence… Un siècle de monarchie (et encore, sous le joug français en partie), c’était pas suffisant pour se construire.

Comme à son habitude, les malgaches ont brûlé les étapes, s’étonne-t-on encore que la maison s’écroule alors que la fondation a été faîte en carton pâte ? Et certains veulent renforcer les murs pendant que la base elle-même s’effrite? Mais bordel, tout bon constructeur sait que dans ce genre de cas, on rase tout et on recommence !

Mais bon, l’utopie reste utopique. Ne rêvons pas, quand on entre en démocratie, il est difficile de revenir en autocratie. Ceux qui sont au pouvoir n’ont pas les couilles d’assumer un système autocratique car se serait sacrifier leur ego (être adulé, être le gentil) pour le bien à long terme de la nation. Qui veut prendre le risque de devenir le « Margaret Thatcher » d’un pays pauvre?

Je vous laisse cette réflexion : Et si nous nous choisissions un dictateur pour nous dire quoi faire jusqu’à ce que l’on soit prêt ? 

Devise du Royaume de Merina :

« Ce n’est pas seulement mes responsabilités mais nos responsabilités, à toi et à moi »

Sur ce, je vous laisse, j’ai quelques opposants politiques à fouetter dans mon royaume démocratique de la Malgachie !

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Pourquoi légaliser la prostitution en Malgachie ?

Il était un matin, où tel un homme bien membré,  j’ai eu la fabuleuse sensation de la trique. Et puis je me suis retourné, et n’ai vu que cet oreiller qui tentait de me combler ! J’ai bien regretté ce temps passé où les rois et reines d’antan avaient à disposition toute une tribu d’esclaves charnels à leurs services. Et puis, je me suis dit que la législation madagascarienne avait quand même un sacré manque ! Je ne dois pas être le seul qui ait besoin de chaleur humaine sans pour autant se laisser aller à l’amour (n’oublions pas qu’aimer c’est surtout donner le couteau pour se faire poignarder, et oui et oui !!). D’où la question : Pourquoi ne pas légaliser la prostitution en Malgachie? 

Les raisons :

  • Parce que les belles demoiselles et damoiseaux pourront enfin être à la disposition de tous.

Ben oui quoi, y’en a juste marre des putes aussi moches que vulgaires qui courent les rues ! Non mais sérieux, faut juste être « miro » des yeux ou ne pas en avoir sur sa bite (ou sa foufoune) pour payer ! Le pire c’est qu’ils/elles ne fournissent même pas le sac sur la tête pour baiser sans les voir ! -_-‘

  • Parce que cela favoriserait le tourisme dans le pays.

Le nombre de touristes qui ne viennent que pour ça ! Imaginez juste que la Malgachie soit le paradis des orgies ! Combien viendraient ? On pourrait même viser un secteur de luxe à un tarif inabordable  ! Il ne reste plus qu’à attendre que Brad Pitt et Nabila (Allô? Allô quoi? Tu m’entends?) rejoingnent l’écurie et toute l’équipe de France viendra jouer en Malgachie contre nos excellents joueurs (les paris sont ouverts sur l’écart de points). 

  • Parce qu’on pourrait enfin monter une chaîne de McRell’s à défaut de McDonald’s.

Y’en a marre de se taper des faux fast-foods plus dégueulasse les unes que les autres ! Nan sérieux ! Et en plus ce maudit clown de pacotille n’en a que faire de la Malgachie ! Et bien tant pis trouduc ! On va s’ouvrir notre chaîne bien madagascarienne !! Et toc ! 

  • Parce que les hommes et femmes mariés pourront enfin assouvir leurs désirs charnels les plus vils et infidèles sans avoir à entretenir l’amant/maîtresse.

Ouais, société monogame oblige, on nous abreuve de fidélités ici et là ! Mais la femme (peut-être l’homme aussi…) cache bien son jeu et aime cocufier son « cher et tendre ». Donc au lieu de nous laver le cerveau à dire que c’est mal, redevenons des animaux et laissons libre court à l’adultère ! En plus, le prix que ça coûte juste pour entretenir l’autre, histoire qu’il ferme sa gueule ou qu’il reste… Ben y’en a marre de payer pour avoir des problèmes après ! MERDE quoi ! 

Il est temps d’ouvrir notre « Trano Mihidy » ! !

  • Parce que les hauts dirigeants aiment tout autant le sexe que les autres et ont en marre de payer cher des mannequins.

Légende urbaine ou vérité? Les mannequins de la Malgachie, promus par les agences font-ils offices d’escort-boys/girls? Commerce au black, il est temps que tout ce beau monde payent les impôts qui vont bien ! Et puis comme ça, on aura plus à payer la peau du cul et la chatte avec pour avoir une pute potable quoi ! 

  • Parce que beaucoup de personnes aimeraient trouver un job facile qui leur fournirait du fric tout en prenant du plaisir.

Le rêve pour les meufs, il suffit de rester allongé et de laisser faire ! Bon, les mecs, c’est moins facile, l’option existe, mais dis-toi que la cougar en furie qui te monte n’a pas payé pour faire le boulot ! Alors soit un homme et baise ! 

  • Parce qu’on pourrait enfin mettre en place une réglementation et une mutuelle qui feraient que l’on ne risque pas de perdre son zizi ou son vagin quand on va se servir ailleurs.

Non mais sérieux ! C’est pas parce qu’on a réussi à guérir un 2ème bébé du sida que la maladie a disparu hein ! Avec tous les porcs qui circulent, vaut mieux prévoir que guérir ! Et comme le parapluie ne suffit plus, il est temps de pouvoir se mouiller sans se tuer !  

  • Parce qu’enfin, les politiciens ne seront plus les seuls à être des putes et des enculés !

Tout le monde pourra enfin l’être et la Malgachie sera plus juste ! 

Bon, si vous trouvez d’autres raisons, je suis prêt à mettre à jour l’article ! Soyez des putes du cerveau, filez moi vos idées !

PS : Les féministes du dimanche et les bien pensants du samedi ! Passez votre chemin, je n’ai que faire de ceux qui ont jeté leur humour dans une enveloppe cachetée avalée par un chat que l’on a jeté dans une poubelle envoyée dans un camion qui s’est barré sur un bateau ayant coulé pile au dessus de la fosse d’Ariane juste avant de se faire griller par une remontée de lave issue du centre de la terre !

« L’autre que je vois » : Mada’ vu par un jeune by Siméon Rajaonson

Jeune ,je suis jeune et franco-madagascarien même (oh mon Dieu j’arrive à concilier les 2 !) et la plupart des gens que je croise ne me croient pas à même de parler de l’état de cet État.
Pourtant, chaque fois que je reviens dans ce oh combien magnifique pays, je me rends compte de l’état dans lequel on le laisse pourrir
Une lueur d’espoir (une simple lueur lointaine) était arrivée d’un jeune entrepreneur ,semblant avoir les capacités de relever quelque peu le niveau très bas de ce pays ; mais, hélas, il confondit vers la fin le portefeuille économique du pays avec son portefeuille d’entreprise personnelle. C’était donc un arbre (de préférence de bois de rose) qui cachait donc la forêt (qui se trouvait dans ses poches) ! Hélas, j’ai regretté le semblant de procès médiatique et publique qui lui a été fait à ce pauvre Ravalo’, qui à mon goût a fait beaucoup pour le pays. J’entendais de lui beaucoup de bonnes choses, jusqu’à cette fin précipitée début 2009 …
J’entendis alors une toute autre musique, déjà un peu fausse comme si le DJ avait eu du mal à remettre en place le CD après qu’il ait sauté. Cela m’a désolé plus que tout de voir qu’un DJ raté puisse accéder à la plus haute fonction qu’il soit : Président de la HAT, avec le seul soutien d’une force obscure tricolore qui constitue ma deuxième moitié de culture (à savoir la France ,si l’on ne suit pas). Triste, de voir que c’est par un discours simpliste et populiste qu’un DJ peut arriver à conquérir une partie de population…
Comme quoi la musique a bien changé et là j’entendais autre chose de ce pays, de cette terre madagascarienne, qui était devenue autre ,qui avait changé depuis, qui avait perdu tout ce qu’elle avait acquis sous la période pré-DJ ! Et puis je suis revenu au pays, terre natale de mes ancêtres. Et c’est là que je touchais du doigt la réalité. Pas celle que la PHAT essaie de rendre à l’ONU, la vraie cette fois. Une corruption que je n’avais jamais vu aussi forte ,une armée prête à réclamer des sous à la moindre vue d’un Vazahades semblants de projets dans le journal, bref un bon retour à l’ère primaire madagascarienne quoi.
Que dire ? Que faire ? Chaque jour, moi, patriote, je défends tant bien que mal la beauté malagasy ,mais je crains fort que le tourisme ne redémarre pas tout de suite (si ce n’est, le tourisme sexuel qui se porte bien). L’insécurité est bien là et ce n’est pas le DJ avec ses misérables platines rayées qui fera fuir les voleurs de zébu ou rétablira un semblant de sécurité, ce n’est pas lui non plus qui arrêtera la déforestation dans le territoire et ce n’est pas lui non plus qui sera capable de remettre l’économie sur le droit chemin (si ce n’est le chemin vers le fossé). Hélas, les études me prennent et je ne pourrai agir pour ce si beau pays mais « je reviendrai » ,disait l’autre.
Voir la description de Siméon sur la page Guests

Air Madagascar – 15 ans plus tard [Part 2]

Lire Air Madagascar – 15 ans plus tard [Part 1]

Un vain espoir

Fin Septembre 2012, l’assemblée générale se réunit. Au vu de la perte pharaonique de l’année d’exercice précédent (2011), elle contre-attaque avec une série de mesures pour redresser la situation. Elle parie sur un retour à une situation viable en 18 mois.

On se souvient encore du communiqué envoyé à la presse, traçant la direction que la société va prendre pour les années à venir.

 « L’assemblée générale a statué et voté la continuité des activités de la compagnie accompagnée de la restructuration de son capital. L’arrêt de l’activité d’Air Madagascar aurait eu des répercussions sociales extrêmement graves auprès de ses 1300 salariés, de ses fournisseurs, et de l’ensemble de ses partenaires. Il a donc été décidé de préserver les emplois et de sauvegarder le patrimoine national et faire en sorte que la restructuration du capital dont il est question aujourd’hui, soit le socle d’un renouveau pour Air Madagascar. »

Voir l’article de La Gazette.

Nourris de bonne volonté, motivés pour sauver le patrimoine (et donc le prestige) mais aussi pour faire du social (ne pas virer les 1300 employés), les membres prennent donc la direction d’une restructuration du capital pour essayer de stabiliser la chute (libre ?).

Le plan de redressement prévoyait donc deux étapes :

    1.   Consolidation du réseau et désenclavement du pays.
    2.  Ouverture de nouvelles lignes longs courrier en plus des lignes déjà existantes.

Etapes qui reposaient elles-mêmes sur cinq leviers (et sur une aide financière de l’Etat) :

    1. La redynamisation  de la relation client et la revalorisation de la marque autour du développement durable.
    2. La consolidation du réseau existant.
    3. L’assainissement technique.
    4. L’assainissement financier.
    5. Une organisation orientée performance.

Dans les mois qui suivirent, l’équipe dirigeante n’a pas lésiné en effort pour tenir la « feuille de route » : Notes de travail, recadrage, communication et promotion, etc. Mais même le remplacement des Airbus A340, jugés trop consommateurs, début 2013 par des Airbus A330  n’a fait que retarder l’inévitable : la fin était proche.

Les divers surcoûts et l’incapacité de l’Etat à tenir sa promesse (il était alors occupé à préparer les élections de 2013) – on retient notamment les frais liés à la location des Airbus (loyer, salaires des pilotes étrangers, formation du personnel Air Madagascar) –  ont finit par plomber les finances et la crédibilité de la compagnie. Les certifications aéronautiques durement acquises ont sautées une à une. Finalement, en Juin 2013, Air Madagascar avait perdu le droit d’effectuer les grosses maintenances de sa flotte.

A la fin de l’année 2013, les pertes ont été telles que le nouveau gouvernement fut face à un dilemme cornélien : Fermer ou privatiser. Dans tous les cas, une page de l’histoire d’Air Madagascar se tourne.

Un nouveau départ

A la fin de l’année 2013, le bilan est sans équivoque : Ou la compagnie ferme, ou l’Etat vend ses parts. En sortie de crise, avec d’autres « priorités » l’Etat fut jugé inapte pour aider financièrement Air Madagascar. Les mauvaises langues dirent à l’époque que les rats, sentant le navire couler sans possibilité d’être sauvé,  décidèrent d’abandonner le navire.

Le scandale et les grèves qui s’en suivirent furent une des périodes les plus noires de la compagnie aérienne ex-nationale.

En décembre 2013, l’Assemblée Générale, réunit en session extraordinaire, ont finalement choisit la voie de la privatisation. Le gouvernement lance donc un appel d’offre pour le rachat d’Air Madagascar.

Les mois qui suivirent montrèrent malheureusement le peu de potentiel restant : Aucune proposition n’est reçu. Finalement, en Avril 2014, Air China, membre de Star Alliance (qu’Air Madagascar voulait initialement intégrer l’année précédente) propose un rachat pour 65% de la valeur de la compagnie.

Les médias et certains politiciens de l’opposition ont alors criés au vol, et à l’arnaque. Le prix dérisoire proposé par la compagnie chinoises a nourri les critiques les plus vigoureuses sur le capitalisme à la chinoise. Mais le gouvernement, acculé, n’eut d’autres choix que d’accepter l’offre. Après tout, il valait mieux perdre un peu d’argent et sauver la société que faire la fine bouche et mettre au chômage 1300 personnes. Une clause du contrat de vente fut d’ailleurs le maintien des postes.

Air China, le nouvel acquéreur.

En Juin 2014, l’achat est entériné dans un climat social tendu. La plupart des malgaches voyaient d’un mauvais œil cette vente à une puissance étrangère. Pour beaucoup, le vol de richesses continue et cette vente n’est que la première. On se souvient encore des « ventes » de terre qui ont entraîné la chute du président Ravalomanana. Les observateurs internationaux redoutaient alors un « bis » des crises de 2002 et 2009.

Certaines manifestations racistes surgissent même à Behoririka où les shopping-centers chinois sont menés à sac et affublés de tag « sinoa doza », « mpangalatra fanànana », etc. Les manifestations anti « Air Chinascar » se multiplient dans la capitale. L’ambassade de Chine finit même par ordonner à ses ressortissants de rester discrets le temps que les esprits se calment.

Afin de calmer le jeu, la direction d’Air China décide de placer un ressortissant malgache à la tête de la compagnie : Hery Laynandrasana. Il mènera alors une stratégie prouvant le vers de La Fontaine : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point »

 L’homme qui sauva Air Madagascar

Hery Laynandrasana a quitté Madagascar, son bacc en poche, au début des années 2000. Contrairement à ses camarades qui choisirent la France, le Canada ou les Etats-Unis pour poursuivre leurs études, Hery choisit l’Université de Pékin et intègre le « College of Engineering » au département aéronautique.

Diplômé en 2006, il intègre la division technique d’Air China où il gravit petit à petit les échelons pour devenir chef du service maintenance en 2011.

En 2014, lors de l’achat d’Air Madagascar par Air China, ses haut faits au sein de la compagnie chinoise, ainsi que ses origines malgaches (y voyant un moyen d’apaiser les tensions à Madagascar) font de lui le parfait candidat pour la direction de la nouvelle filiale : Air Madagascar. Y voyant une occasion de participer au développement de son pays natal (il voulait également se rattraper d’avoir lâché son pays au profit d’un autre confiera-t-il bien plus tard), Hery Laynandrasana accepte le poste.

Mais loin des espérances d’Air China, mettre un « expatrié » malgache au poste de DG n’a pas eu d’impact positif sur les tensions à Madagascar. Pire, pour l’opinion publique, ce « traitre » et expatrié était considéré comme inapte à comprendre les soucis propres aux malgaches. Le staff dirigeant d’Air Madagascar n’a d’ailleurs pas caché son animosité face à ce nouveau venu parachuté au plus haut poste de la société. Durant les premières semaines, les coup bas et autres bâtons dans les roues ont fait son quotidien.

Au bout d’un premier mois chaotique, Hery Laynandrasana annonce finalement ses mesures :

Gel des avantages sociaux des employés : Le surcoût « social » des activités plombent les finances de la société, notamment les « GP » ou « billets à prix réduit » pour les employés. Les personnes abusant de ce type de billets, généralement affairistes, sont les premiers à monter au créneau pour dénoncer cette décision.

    • Vente de l’Airbus A330 achetés et arrêt de la location des autres Airbus. La stratégie était alors de consolider le réseau régional Océan Indien, en se détachant totalement des longs courriers. En réduisant la cible, la compagnie visait la restauration de la qualité avant de revenir vers la quantité.
    • L’argent des ventes et l’économie réalisés sur l’arrêt des locations seront utilisé pour la formation de l’ensemble du personnel et l’achat/renouvellement de nouveau matériel.
    • Limogeage de l’ensemble des dirigeants et recrutement de personnes qualifiés : l’objectif était simplement de libérer les postes obtenus souvent par copinage et d’embaucher des personnes qualifiées. La politique de « bi-nationalité » toute neuve d’Air Madagascar répartie les postes de cadres dirigeants entre malgaches et chinois. De jeunes (et moins jeunes) issus de grandes écoles internationales, mais aussi locales intègrent alors la société. Deux anciens cadres dirigeants sont même reconduits à leurs postes grâce à leurs bons résultats durant les années de crises.
    • Etc.

Comme on s’y attendait, les mesures prises ont été très mal perçues, et le nombre de réactionnaires a doublé. Mais si ces axes ont été mal accueillis durant les premiers mois qui suivirent, la montée en force de ces mêmes réactionnaires a été coupé net dès lors que les premiers résultats positifs de la stratégie firent surface.

Lire Air Madagascar – 15 ans plus tard [Part 3]

Air Madagascar – 15 ans plus tard [Part 1]

Air Madagascar a fêté hier soir sa troisième année consécutive de profit. On se souvient encore de l’annonce des 94 milliards d’Ariary de pertes pour l’exercice 2011. Qui aurait cru que 15 ans plus tard, Air Madagascar (re)deviendrait le leader aéronautique de la zone Océan Indien ? De la sueur (froide ?) a coulé et la lutte fut difficile, mais la compagnie a réussi à retrouver la confiance des autorités et des clients. Après presque deux décennies à perdre de l’altitude et avoir failli se cracher par deux fois, Air Madagascar a repris son altitude de croisière, et semble viser encore plus haut. Et tout cela, grâce à la persévérance d’un homme : Hery Laynandrasana.

 Quand tout peut aller mal, tout ira mal:

Les plus âgés se souviennent encore de la crise de 2002 entre Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka. L’instabilité politique qui s’en suivit a plongé la compagnie dans une zone de turbulences. A l’époque, les efforts de l’ensemble des acteurs de la vie économique ont permis à Air Madagascar de se stabiliser rapidement. S’en est suivi un rebranding bienvenu pour insérer la société demi-centenaire dans l’ère de l’époque. En 2007, il était encore permis de rêver à un avenir florissant.

Personne n’avait alors pu anticiper la spirale infernale qui a failli coûter la vie de la société.

Tout commença alors avec la crise politique de 2009, parachutant Andry Rajoelina a la tête de l’Etat malgache. Durant les quatre années qui suivirent, l’empennage horizontal de la compagnie fut bloqué pour faire descendre la compagnie.

Air Madagascar avait à l’époque l’Etat malgache pour actionnaire majoritaire. La HAT (Haute Autorité de la Transition) ayant subit les sanctions internationales et ne pouvant plus emprunter ou obtenir de subvention internationale (et gangrénée par la corruption), a rapidement vidé les caisses. Dans ce genre de situation, ce sont souvent les compagnies « nationales » qui en pâtissent en premier. L’Etat est alors obligé de ponctionner dans les caisses des compagnies nationales pour survivre, tout en ayant peu de moyens pour investir. Le manque de confiance des voyageurs, la recrudescence du tourisme, la crise pétrolière et économique mondiale, et le manque de fonds ont donc agit, tels des virus, pour tuer à petit feu la compagnie. Ni le vaccin, ni les antibiotiques connus n’ont eu d’effet.

Le premier coup de tonnerre qui alerta l’opinion publique de l’état précaire où s’était enlisé la compagnie fut l’interdiction de vol des Boeings 767 sur le territoire européen. Un coup dur pour Air Madagascar, privé d’une de ses mannes financières : la ligne long-courrier.

La cause : La maintenance (mais pas que).

Air Madagascar

Il fut un temps où Air Madagascar était connu pour la qualité de sa maintenance et la haute technicité des ces mécaniciens et personnels techniques. Les certifications internationales acquises au fil du temps ont fait de la compagnie le centre de maintenance privilégié de nombreuses compagnies de l’Océan Indien.

Mais comme souvent à Madagascar, les « techniciens » sont souvent mal perçus, au profit des ingénieurs, ou plus communément, des bureaucrates. Pire, à Air Madagascar, ces hommes (et femmes… Y’en a pas beaucoup, 3-4 maxi) mécaniciens, ayant passé 3 années d’études (avec une qualification internationale), sont les parents pauvres du staff. Steward/Hôtesse (3 mois de formation) et Pilotes font de leurs compères « huileux » le sujet de moqueries et d’expression hautaine. Bien sûr, tous n’ont pas ce manque de conscience de l’importance des mécaniciens avions. Mais en général… Faut-il donc s’étonner si les dirigeants de l’époque n’avait que peu d’intérêt pour la maintenance ?

Peu de fonds alloués, des salaires bas, pas de moyens (outils manquants, pièces manquantes). Comme toujours, le système D (si cher à Richard Dean Anderson dans une Mc Gyver) devient rapidement roi. La qualité de la maintenance s’en fait sentir. La sentence ne tarde pas. S’en suit alors une spirale infernale.

La nomination du pilote Hugues Ratsiferana pour diriger Air Madagascar (après un intense lobbying) a été considérée par beaucoup comme un vent d’espoir. L’homme était alors attendu comme le sauveur malgache de la compagnie.

Mais la suite ne fut pas en la faveur de l’homme. En 2012, le choix de remplacer les Boeings par des Airbus n’a pas suffit à faire sortir la tête de l’eau à la compagnie. On ignore encore aujourd’hui la raison de ce choix d’avionneur, sachant qu’Air Madagascar a toujours utilisé des Boeings. Avec un personnel non qualifié, et donc les coûts de formations et de « location » de personnel étrangers ont plombé les pertes. Le manque de confiance s’étant accru, le peu de touristes préféraient les compagnies concurrentes, malgré un tarif d’appel de 500€ pour un vol Paris-Tana-Paris en Mai-Juin 2012.

En octobre 2012, l’Assemblée Générale décide alors de lancer un plan de redressement pour éviter que la société tombe en faillite et protéger l’intérêt des 1300 employés.

Lire Air Madagascar – 15 ans plus tard [Part 2]

Lire Air Madagascar – 15 ans plus tard [Part 3]

L’armée de la Malgachie, l’autre face de la pièce

Vous aviez déjà entendu parler de la fameuse armée de la Malgachie, j’en suis sûr, sinon le mot clé pour Google est «Remenebila ».

…… ça y est?

Bon, voici ma vision des faits, oui j’ai dis vision ! Qui ? Moi ? Bah, je ne suis pas bloggeur (c’est typique en Malgachie de répondre par le négatif ou par une question) et je profite de celui-ci, que le dictateur (ironie du sort) de la République a ouvert pour les madagascariens. Mais revenons à l’Armée de la Malgachie, ou devrais je dire les Forces Armées de la Malgachie (cette deuxième expression inclus la Gendarmerie et l’Armée proprement dite qui sont sous un seul ministère au pays).

Les soldats, les sous officiers, officiers, officiers généraux, et …. Je crois que c’est tout, ce sont ces hommes (et dames, bien qu’encore en phase d’introduction), les MILITAIRES (et gendarmes bien entendu), qui constituent l’armée. Leur image est, reconnaissons le, ternie comme elle ne l’a jamais été. Gros ventru, avide d’Ariary, lèche-bottes (je préfère « Lèche-cul », c’est plus Malgachien), et surtout ne se souciant pas du petit peuple dont la protection devrait être leur principal boulot.

Nombreux sont les attributs et les critiques. Je reconnais que c’est vrai des fois (juste une envie d’utiliser le hashtag #MeaCulpa que nos dirigeants ne connaissent sûrement pas l’existence).

Pourtant, il y a un autre focus : un militaire maigrichon (la plupart des cas ivrogne : il parait que c’est à cause de la pauvreté), sous-payé et non-soldé même au début, subissant la seule forme de dictature qui soit légalement et expressément « acceptable » (l’impossibilité de réclamation), et souvent mal vêtu. Ah ah, vous rigolez ! En fait, vous reconnaissez un voisin, un soldat que vous aviez aperçu dans la rue ou dans un bar à coté, celui que vous ne fréquentez pas. Ce que je viens de vous dessiner, c’est ce qu’on a l’habitude d’appeler « militaire » en Malgachie. Certes, il ya ceux dont la tête vous est assez familière, ceux qui sont devenus les chouchous des medias (pour faire de l’audience ou en défaire selon l’audience en question…), mais ces derniers ne sont que la partie visible de l’iceberg. Les 90%, ce sont ces gars malheureux et, parfois, méprisables que l’on vient de voir plus haut. Pauvre d’eux, entre le marteau et l’enclume: ils subissent les conneries de leurs supérieur d’un coté et sont vus d’un mauvais œil de l’autre (la population).

Mais cela n’explique en aucun cas pourquoi n’arrivent ils pas à chopper ce satané saint @Remenabila (c’était astucieux de lui avoir créé un compte twitter), vous exclamez vous! Bah, à mon avis Remenabila n’est qu’une légende, peut être une légende vivante mais une légende. Avouez que l’on oublie un peu nos problèmes quotidiens en pensant à lui et en nous disant nous même que l’on a la belle vie en ville, sans ce #Dahalo dans les pattes. Notez que la République de Malgachie est encore à plus de 80% rurale, mais ça on s’en fout parce que nous avons nos smartphones, internet et…. Putain, je sens que je vais me dériver de mon propre sujet, encore un truc « so malagasy »…… Bref, qu’il s’agisse de militaires ou de dahalos, on ne peut pas parler de l’un sans l’autre, ou autres cochonneries que les medias et la République nous font avaler. Analysez un peu mesdames et messieurs les Madagascariens (c’est pour éviter qu’ils réussissent leurs coups à chaque fois) et faites de vous de bons citoyens car le pays dépend de vous, pas que d’eux (ces enfoirés de politiciens je veux dire).

@Andry_kely

PS : Si vous lisez ceci c’est que son excellence le Président de la Haute Autorité de la Malgachie l’a approuvé (Liberté d’expression à la MALGACHE).

Voir la description de  Andry Kely dans la page des Guests

Bienvenue à l’Aéroport international de Malgachie – by m0utarde

« Alors, ce vol ? »

Telle est la première question sur toutes les lèvres (après le TONGACHOUUU, la suite de « comment va <insérer le prénom de quelqu’un qui est sur ton arbre généalogique mais dont tu es incapable de te rappeler le prénom sans que quelqu’un ne te le rappelle> ?  » ) à la descente à Ivato.

Ne vous méprenez-pas, compatriotes et visiteurs de Malgachie, car cette question est tout sauf innocente.

Oui, tout.

En vrai, après le véritable vol (l’avion, faire joujou avec les gilets de sauvetage, appeler ce beau-gosse de steward toutes les deux minutes, oui ce vol-là) vous serez amenés à en subir un autre, avec moins de beaux-gosses : vous allez devoir distribuer tous vos billets de 5 euros ainsi que vos pièces à toutes sortes de spécimens jusqu’à arriver dans la voiture qui vous attend sur le parking.

Je parle :

  • De ce lémurien qui contrôle votre passeport et qui va vous demander de remplir son garde-manzer. Mec, t’as bien payé ce foutu billet quelques centaines d’euros (peu m’importe comment d’ailleurs) donc oblijay, tu m’en donnes un peu, merde.
  • De ce fosa responsable de la fouille supposée minutieuse de tes affaires. Mais comme lui aussi il a un garde-manzer vide (tss tss tss ne regarde pas sa bedaine ainsi, ou il va aussi te demander de remplir le garde-manzer de ses voisins), il va caresser ta valise d’une main et faire le geste « donne le fric » avec l’autre main. Et si tu ne coopères pas, tant pis, il se servira dans les chocolats que tu viens d’acquérir en sous-douane. Puisqu’on te dit qu’il fait très faim dans cet aéroport.
  • De ce drôle d’oiseau aux couleurs chatoyantes qui va se jeter sur ton porte-bagage comme si sa vie en dépendait. Tu auras beau lui expliquer que NON tu as encore suffisamment de force dans tes deux bras, que l’avion ne t’a pas rendu invalide et que donc, tu pourras pousser ce chariot jusqu’au parking sans son aide, tu finiras par lâcher. Ne te crois pas sorti d’affaire une fois tous tes bagages rentrés dans la voiture, surtout avec un billet de la monnaie locale. Monsieur le pousseur de chariots exigera d’être payé en euros (pour le garde-manzer aussi, très certainement).
Source de l'image : MaTV

L’aéroport d’Ivato – à l’arrivée

Mais ne te décourage pas, mon chou à la crème chantilly-mascarpone. Une fois hors de cet aéroport, toutes tes transactions s’effectueront en Franc Malgachien et tout le monde aura le tact de déguiser la mendicité.

Enfin, à peu près. Oh et puis, on ne va pas trop leur en vouloir hein ?

De toute façon, ce sont d’autres qui sont venus avant toi qui les y ont habitué. Ces autres qui veulent accélérer le contrôle du passeport parce qu’il vient juste de périmer. Ou ces autres qui transportent des trucs qu’ils n’ont pas trop envie de déclarer m’voyez. Ou ces autres qui veulent épater la grande famille en dégainant une grosse pièce de 2 malheureux euros au porteur. Mais comme ils ont participé à notre économie, on ne va pas leur en vouloir non plus hein ?

Alors à qui la faute ? Aux patrons qui sous-payent leurs employés ? Et puis quoi encore, pourquoi mordre ceux qui offrent du travail, cacaprout comme attitude. La HAM (Haute Autorité de Malgachie) ? MDR LOL XD PTDR MAIS ARRETEZ I LIKE TO MOVE IT MOVE IT C’EST LA MEILLEURE CHOSE QUI SOIT AU MONDE DANS L’UNIVERS DE LA GALAXY OUAICHE donc pas touche.

Bref.

Cesse de chercher et réjouis-toi : tu es arrivé en Malgachie !

(Et profites-en pour remplir aussi mon garde-manzer, les vers qui peuplent mon ventre commencent à imiter Glee et je songe de plus en plus à me lacérer le ventre vois-tu)

Smouack.

@m0utarde

Voir la description de m0utarde dans la page Guests

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